Brian Cash

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Le retour des beaux jours

Le retour des beaux jours - Brian Cash

Sans me presser, j’avançais dans la rue où je demeure. Le ciel était bleu et dégagé. Pas un seul petit nuage en vue. C’était si agréable, que je me suis laissé guidé par l’inspiration. Près d’un carrefour, j’ai bifurqué vers la droite. À un autre, j’ai tourné à gauche. Tant et si bien, qu’à la fin je n’ai plus rien reconnu autour de moi. Heureusement, j’ai mon téléphone cellulaire, ou plutôt l’application consacrée aux plans de la ville. De même, pour aller voir un fabricant de salle de bain Québec, j’avais pu facilement suivre le trajet indiqué par l’application. J’ai donc retrouvé mon domicile une heure après mon départ. Ma faim était si grande, que je me suis précipité dans la cuisine et je me suis préparé un sandwich, avant même d’ouvrir la fenêtre au chat, qui restait devant la vitre et me regardait fixement, attendant que je veuille m’occuper de lui.

Tout comme moi, il était affamé, et il s’est jeté avec tant d’appétit sur ses croquettes qu’il a fini le bol en moins de cinq minutes. J’ai mis de l’eau dans son bol. Avec la chaleur de cette journée, il devait absolument boire. C’était exceptionnel qu’il mange à cette vitesse. Dès qu’il eut fini de laper l’eau, il alla s’installer sur le divan du salon, où je n’ai pas tardé à le rejoindre. Comme je ne suis pas un adepte de la sieste, j’ai pris un livre. Je l’ai lu pendant que mon animal de compagnie ronronnait sur mes jambes. Dehors, le soleil brillait toujours autant. Je suis sorti dans la cour, à la fin de la journée. La douceur de l’air laissait présager une autre journée, le lendemain, identique à celle qui venait de passer. J’étais dans un état de sérénité totale.

Malgré ma longue marche, je ne ressentais aucune fatigue. Alors que le soleil cédait la place au sombre manteau de la nuit, je suis rentré. Les odeurs de cette fin d’été étaient très agréables, surtout après l’ensoleillement exceptionnel de ces derniers jours. Les roses fleurissaient encore, les résédas répandaient un capiteux parfum dans l’atmosphère nocturne. C’était si envoûtant que j’ai traîné dehors tard. J’avais complètement oublié que le chat était enfermé dans la maison. Quand j’ai ouvert la porte de l’entrée, j’ai vu une tornade de poils sortir à une vitesse hallucinante. Il n’a pas voulu rentrer de toute la nuit, et même la journée suivante. Finalement, je l’ai appâté avec un morceau de poulet, qu’il s’est empressé de dévorer.

 

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Je suis étudiant universitaire et grande surprise, j'adore le Web. Je me fais un plaisir constant de couvrir un ensemble de sujets avec lesquels j'aime mettre ma touche personnelle. On me dit obstiné, motivé et bavard : je suis donc tout désigné pour être un bon blogueur et un bon membre de la communauté Twitter. Viens me lire, je ne suis pas vraiment sorteux!